Non loin des villages, dans les abbayes, dans les chapitres
des cathédrales, ceux qui prient, les clercs, sont au Moyen Age les
garants du calendrier. Ils y disposent des fêtes, des offices, ils y
inscrivent le temps collectif et d’abord celui de leurs communautés.
Et ils n’ont pas oublié d’y inclure une pause carnavalesque.
« Carnaval ou la fête à l’envers »
Daniel Fabre
Le carnaval, fête païenne et tradition centenaire, est vécu avec beaucoup de panache dans de nombreuses régions du canton.
Les premiers balbutiements du carnaval de Courtepin datent de 1981. Sous l’impulsion du corps enseignant, une manifestation carnavalesque a lieu chaque année jusqu’en 1991, 1983 excepté.
A deux reprises, un cortège sans Guggen a réuni
tous les élèves du cercle scolaire. Pour les autres années,
ce sont uniquement
les élèves des classes enfantines qui défilent
costumés en cortège; un bal masqué des petites classes
s’est même déroulé
à la salle paroissiale.
Beaucoup d’acteurs, mais peu de spectateurs pour encourager les enfants
et les enseignants.
Déçue par le manque de répondant des parents,
la commission culture et loisirs projette la réalisation d’un
carnaval de plus ample
envergure.
Après avoir récolté
les expériences des organisateurs des carnavals de Fribourg et Morat,
le premier carnaval de Courtepin-Courtaman-Wallenried se concrétise
le 22 février 1992. C’est un sacré défi ! L’enthousiasme
et la motivation du comité d’organisation réussissent
à
réunir les classes, les sociétés et des Guggen
dans un cortège haut en couleur et en musique. Le bonhomme hiver est
mis à mort devant
l’église et la fête se poursuit
à la salle paroissiale jusqu’au petit matin. Le carnaval est
devenu tradition, fêté avec panache et attendu
par toute la population.
Le bonhomme hiver, cause de tous les malheurs de l’année
écoulée est baptisé « WACOUCOU », première
syllabe des
trois villages organisateurs : WA pour Wallenried et COU pour
Courtepin et Courtaman.
Selon l’adage adapté « petit carnaval deviendra
grand », merci aux enseignants pour le « petit » carnaval
et bravo au premier
comité d’avoir osé voir « grand
».